
« C’est le moment »
… Dernière ligne droite pour détruire les foyers d’ambroisie avant la floraison
Les ambroisies poursuivent leur progression ! Comme chaque année, on observe des levées échelonnées, avec pour conséquence des stades hétérogènes sur le terrain allant de la jeune plantule aux premiers boutons floraux déjà bien visibles dans les secteurs les plus avancés (le long de la vallée du Rhône notamment). Les premiers pollens ne devraient plus tarder, annonçant le retour prochain des symptômes d’allergies.
Il est encore temps de gérer les foyers identifiés ! Pour rappel, l’ambroisie se développe de préférence dans les parcelles mises à nu ou remaniées (bords de route, chantiers, carrières, parcelles agricoles…). Ces sites présentent des déséquilibres, souvent dus aux activités humaines, et la compétition de la végétation locale est insuffisante pour freiner le développement de l’ambroisie.
Pour plus d’efficacité, nous vous invitons à :
- Identifier les zones infestées en insistant, en priorité, sur la surveillance de ces sites à risque (pensez à vous connecter sur la plateforme Signalement-ambroisie pour consulter les signalements de la campagne 2026 et les archives des années précédentes)

- Veiller en priorité à la destruction de ces foyers avant le pic de pollinisation.
Il est encore temps d’agir ! La destruction des foyers juste avant la pollinisation est particulièrement efficace : elle permet de gérer le risque sanitaire tout en limitant le nombre d’interventions nécessaires pour gérer les repousses d’ambroisie.
En milieu agricole…
Suite aux récoltes de blé/colza, de nombreuses parcelles agricoles se retrouvent sans couverture végétale, avec un risque important d’apparition d’ambroisie. Bien gérer son interculture est essentiel pour mener une lutte efficace et durable contre cette adventice.
Durant cette période, plusieurs techniques permettent de lutter efficacement contre l’ambroisie : déchaumage mécanique, implantation d’un couvert végétal, broyage… Il est important de noter que ces stratégies ne sont pas toutes applicables au même moment et que certaines interviendront plus tardivement dans le cycle de la plante.
Le choix de la technique doit donc être raisonné en considérant plusieurs paramètres : conditions météo, matériel disponible, possibilité d’irrigation, coût de l’intervention… Le début d’été particulièrement sec de cette année peut impacter la faisabilité de certaines interventions mécaniques. Dans ce contexte, il est préférable d’éviter le broyage des parcelles pour limiter le risque d’incendie. Selon les cas, privilégiez un déchaumage par outil à dents (peu de risque d’étincelle mais attention à la pénétration des outils rendue difficile à cause de la sécheresse) ou un fauchage haut. Il est aussi important de privilégier les interventions en matinée.
Lors des futures prises de contact avec les exploitants agricoles de votre territoire, assurez-vous tout d’abord qu’une gestion est envisagée en ayant conscience de ces éléments et privilégiez le contact humain, avec dialogue et diplomatie.
Au besoin, vos correspondants locaux de FREDON AURA se tiennent à votre disposition pour vous apporter un soutien technique, sur le terrain, dans la gestion des situations conflictuelles.