La désignation pour chaque collectivité – communes et intercommunalités – d’au moins un référent dédié à la surveillance des « espèces à enjeux pour la santé humaine » est l’outil n°1 pour organiser une lutte efficace localement.
Le référent est un acteur essentiel de la lutte contre les espèces à enjeux pour la santé humaine. Il assure la gestion des signalements, accompagne la mise en œuvre du plan de lutte et intervient notamment dans le processus de médiation.
La désignation des référents est encadrée par le décret national n°2017-645 du 26 avril 2017 qui précise que les collectivités concernées par la présence de l’une des espèces figurant à l’article D1338-1 du Code de la santé publique peuvent désigner un ou plusieurs référents territoriaux. Pour rappel, cet article définit 5 espèces dont la prolifération constitue une menace pour la santé humaine, à savoir :
- L’ambroisie à feuilles d’armoise (Ambrosia artemisiifolia L.) ;
- L’ambroisie trifide (Ambrosia trifida L.) ;
- L’ambroisie à épis lisses (Ambrosia psilostachya DC.) ;
- La processionnaire du pin (Thaumetopoea pityocampa L.);
- La processionnaire du chêne (Thaumetopoea processionea L.).
En Auvergne-Rhône-Alpes, des espèces supplémentaires (moustique tigre, tiques et berce du Caucase) ont été précisées dans le cadre du Plan régional Santé-Environnement 2024-2028 et nécessitent également la désignation de référents territoriaux.
Pour plus d’efficacité, il est recommandé de désigner un binôme constitué d’un élu et d’un agent territorial.